Accueil du site > Les équipes > Nanostructures/Semi-Conducteurs Organiques (NSCO) > Thèmes de recherche > Microscopie à effet tunnel (STM) à l’interface liquide/solide
Auto-assemblages moléculaires sur des surfaces atomiquement planes
La modification de surfaces par des monocouches organiques auto-assemblées (SAMs, pour " self-assembled monolayers ") présente un intérêt considérable en raison de leurs applications dans des domaines aussi variés que ceux de la microélectronique, la corrosion, ou la nanogravure. Les SAMs les plus étudiées à ce jour sont à base de composés soufrés (les n-alcanethiols par exemple) déposés sur des surfaces métalliques atomiquement planes (l’or le plus souvent). Néanmoins, il est crucial de mettre au point de nouveaux couples " molécules/surface " en vue du dévelopement de nouvelles technologies liées aux matériaux.
L’utilisation d’une interface liquide/solide permet simultanément de former et d’observer in situ (par STM) l’auto assemblage de molécules organiques fonctionnelles sur une surface. Dans cette technique, la barrière tunnel est assurée par un liquide diélectrique (très souvent le n-tétradécane) plutôt que par l’air ou un vide poussé (UHV). L’avantage essentiel est de pouvoir à la fois induire et observer les phénomènes coopératifs tout en s’affranchissant des problèmes de mise en œuvre des environnements d’ultra-vide ainsi que des problèmes liés à l’humidité de l’air (le liquide jouant aussi le rôle de protection).
Croissance et imagerie STM de monocouches organiques auto-assemblées à l’interface liquide/solide (ici n-tétradécane/Au)